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Hervé Balladur prend la présidence de l’Union maritime et fluviale de Marseille-Fos

Un transitaire à la barre de l’Union maritime et fluviale de Marseille-Fos  

Hervé Balladur a pris hier la présidence de l’Union maritime et fluviale de Marseille-Fos en remplacement de Marc Reverchon dont le mandat arrivait à terme. Un transitaire prend donc la barre de l’UMF qui a été présidée pendant de longues années par un manutentionnaire puis par des armateurs.Le Pdg de HBI affiche un certain déterminisme dans sa volonté de changer les choses. Un mandat suffira-t-il ?  

C’est de nouveau sur fond de conflit social que s’est déroulée hier l’Assemblée générale de l’UMF. Les années passent, les dossiers progressent mais les mouvements d’arrêt de travail continuent. Ce ne fut une surprise pour personne lorsque Hervé Balladur est sorti hier de la salle du Conseil en se présentant comme le successeur de Marc Reverchon à la présidence de la fédération portuaire marseillaise.

Présentant les axes forts qui vont conduire la politique du nouveau bureau de la fédération qui regroupe 22 métiers et 300 entreprises, il a indiqué qu’il est, d’une part, nécessaire de resserrer les liens entre les professions et mieux se connaître, retrouver les frontières juridiques de ces professions, resserrer les liens avec le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) et s’impliquer dans le projet d’Union pour la Méditerranée.

À propos des liens entre chaque profession, l’UMF est partie du constat selon lequel “ces dernières années, les relations se sont complexifiées entre les divers maillons de la chaîne logistique”.M. Balladur juge : “Nous avons à cohabiter avec des institutions qui ne vivent pas au même rythme. La création d’une Commission juridique aidera à retrouver les frontières juridiques de chaque profession”. S’exprimant sur la réforme portuaire, le nouveau président aindiqué : “Nous l’avons soutenue, c’était la meilleure solution”. Se faisant le porte-parole de la profession, il a ajouté : “À Fos, tout se passe bien. À Marseille (dans les Bassins Est, NDLR), nous sommes très préoccupés. On se heurte toujours à la résistance du personnel de maintenance. Les bassins Est sont un tissu économique indispensable pour nous, les professionnels, et pour notre ville”.

Il est convaincu que, pour résoudre le conflit, “il faut taper du poing sur la table”. Quant au vieux cheval de bataille de l’UMF qu’est le souhait d’améliorer les relations entre les professions portuaires et le GPMM, le nouveau président rappelle que, dans le cadre de la réforme des ports, les professionnels de la place ont été écartés des instances gouvernantes.“Trop peu de places ont été accordées aux entreprises,notamment au Conseil de surveillance”.

À propos du projet d’Union pour la Méditerranée, Hervé Balladur estime qu’il est avant tout, pour la communauté portuaire locale, “un dossier de rassemblement”.

Le dossier a été confié au vice-président Raymond Vidil, un fervent défenseur de ce concept, qui juge que l’occasion est enfin donnée à Marseille de tirer profit du ralentissement des échanges Est/Ouest mondiaux pour voir croître les flux intraméditerranéens. Interrogé sur les conséquences de la crise sur la santé des entreprises, il explique : “Le début de l’année a été très difficile avec une baisse d’activité de près de 20%. Mai a bénéficié d’une améliorationdes échanges industriels, grâce au secteur automobile, notamment.

Mais, globalement, les marges ont baissé”. Hervé Balladur est donc convaincu qu’il faut une amélioration de la productivité. Il faudra donc que les professions portuaires marseillaises attendent la fin de la mise en oeuvre de la réforme pour redevenir sereins.

Source : Vincent CALABRÈSE L'Antenne le 25/06/2009