Publié le 11 janvier 2010
Article de l'Antenne - Janvier 2010
En obtenant en mars 2009 le statut Full Oea (Simplification douanières et Sûreté-Sécurité) pour ses agences de Marseille et du Havre, le commissionnaire de transports marseillais Hbi revendique la place de premier du secteur à Marseille à “recevoir la reconnaissance officielle de l'UE sa capacité à traiter plus rapidement et avec toutes les garanties les marchandises qui lui sont confiées”.
Le 20 mars 2009, dans une note d’information diffusée à sa clientèle, Hbi annonçait qu’il venait de remporter le statut complet Oea. Expliquant sa démarche, Hervé Balladur, le Pdg de la société, indique : “Ceci est incontournable tant au chapitre des obligations douanières qu’en termes de sûreté et sécurité. Ce statut rassure les clients en général notamment pour l’aspect sûreté-sécurité. Quant à l’aspect douanier, nous devenons des partenaires de la douane, notamment à compter du mois de juillet”.
Pour l’heure, il estime que les formalités douanières ne s’effectuent pas plus rapidement.
NEUF MOIS DE TRAVAIL
La démarche a nécessité une préparation qui a démarré en juillet 2008 pour s’achever en mars 2009, soit neuf mois de travail.
“Pour les entreprises qui, contrairement à nous, ne sont pas certifiées Iso 9001/2000, l’investissement est moins important.
Pour nous, la procédure a été plus simple. À propos de l’investissement consacré à cette démarche, il estime qu’il s’est chiffré à environ 2% d’une année de marge brute”, souligne-t-il.
De l’autre côté de l’océan Atlantique, où HBI possède depuis quelques mois une filiale en Floride, le Pdg d’Hbi s’est également lancé dans une démarche se situant dans le même esprit que l’Oea : il est parti en quête du label C-Tpat aux États-Unis pour l’agence de Miami. Sa motivation reposait sur la nécessité de répondre au contraintes sécuritaires dans le pays.
“La dématérialisation représente un coût” En revanche, Hervé Balladur estime que la dématérialisation des documents ne représente pas un gain de productivité pour l'entreprise. “Il s'agit de coûts considérables pour les entreprises”. Selon lui, “la valeur ajoutée commerciale est informative” uniquement.
Depuis mars 2009, le label ne lui a toutefois pas permis de répondre à de nouveaux appels d'offres internationaux ou de signer de nouveaux contrats.
Vincent Calabrèse
Article de l'Antenne - Janvier 2010